Beauté et ivresse
Qoui de plus beau qu'une femme,
qui d'un seul coup, d'un seul,
pourrait damner nos âmes,
et dans le même temps nous faire chevaliers?
On pourra me raconter, la douceur de la mousse des forêts,
je préfère la douceur de leur peau satinée.
On pourra me vanter l'odeur de ce bouquet,
leur parfum à lui seul, me fait chavirer.
Parlez moi de la beauté de ce coucher de soleil,
l'horizon, dans leurs yeux, rayonnant m'émerveile.
Caressez moi de la chaleur du soleil des Antilles,
mais laissez moi chauffer mon corps, au creux de leurs nids.
Faites moi ressentir la caresse d'une brise,
le frôlement de leurs cheveux, à lui seul m'électrise.
Montrez moi connaisseur, les courbes d'une statue,
je ne connais de galbe, signé de mains d'artiste,
que la forme de leurs corps, dévoilés, mis à nu.
Et tous les meilleurs vins, les meilleures liqueurs,
n'ont pas le nectar de leurs sources, ou je viens m'abreuver,
quand le plaisir des sens fait exploser leurs coeurs.
Il faudrait maintenant, méditer vers le ciel,
je médite souvent, en ne pensant qu'à elles.
Fantasmes de mes nuits, déchirant les draps blancs,
pressant leurs corps fantômes, faisant battre mon sang.
Et me réveillant seul, loin de la terre promise,
souillé de mon plaisir, tout petit dans ma chemise.
Fumant la cigarette d'apès l'amour posthume,
caressant dans mon rêve, les cheveux d'une brune.
Je m'étais bien juré de n'avoir point d'idole,
ni dieu, ni maitre, était mon pont d'Arcôle;
Mais je dois l'avouer, j'ai aussi mes faiblesses,
vers les femmes à genoux, j'irai comme à la messe.
Elles sont notre miroir, notre révelateur,
eles nous renvoient à l'interieur de nos coeurs.
Elles peuvent nous faire trés grands, et sitôt tout petits,
elles sont nos grands tourments, nos grands plaisirs aussi.
Et quand je tournerai la page de mon histoire,
que le mot fin s'écrive, avec des doigts de femme.